Les huit métiers de la beauté et de la coiffure
Pour chaque métier : la qualification exigée par les textes, les diplômes et certifications, la durée de la formation, les voies d'accès, le coût, les financements et la rémunération, avec la source officielle.
Le texte, métier par métier : faut-il un diplôme ?
- Diplôme exigé pour exercerChaque personne qui pratique doit détenir elle-même la qualification fixée par le texte, même salariée : aucun exercice sous le contrôle d'un tiers n'est prévu.
- Diplôme exigé pour ouvrir un salonL'activité, en salon comme à domicile, doit être exercée par une personne qualifiée ou sous son contrôle effectif et permanent : un salarié peut pratiquer sans diplôme sous ce contrôle, mais pour t'installer à ton compte (ouvrir un salon, travailler seul à domicile), il faut la qualification.
- Formation hygiène obligatoireUn texte impose une formation précise (hygiène et salubrité, par exemple) et une déclaration, sans exiger de diplôme du métier.
- Aucun diplôme exigé par les textesAucun texte exigeant un diplôme ou une formation n'a été trouvé à la date de vérification.
- Statut à préciserLes textes ne tranchent pas clairement : les lectures possibles sont citées, sans conclure à leur place.
- EsthéticienneDiplôme exigé pour ouvrir un salonPour ouvrir un institut ou travailler seule, il faut une qualification : le CAP esthétique, un diplôme de même niveau inscrit au RNCP ou trois ans d'expérience. Salariée, tu peux exercer sans diplôme sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée. Le CAP se prépare en formation continue, en alternance ou en candidat libre.
- Coiffeur, coiffeuseDiplôme exigé pour ouvrir un salonPour travailler seul à domicile, il faut le CAP coiffure ou trois ans d'expérience. Pour diriger un salon ou contrôler le travail de salariés non diplômés, il faut le BP coiffure, un brevet de maîtrise ou trois ans d'expérience. Salarié en salon, tu peux débuter sans diplôme sous le contrôle d'une personne qualifiée.
- BarbierDiplôme exigé pour ouvrir un salonBarbier relève de la coiffure : pour ouvrir un barbershop, il faut le BP coiffure, un brevet de maîtrise ou trois ans d'expérience ; pour travailler seul à domicile, le CAP coiffure. Les certifications courtes de taille de barbe, inscrites au répertoire spécifique, ne remplacent pas cette qualification. Salarié, tu peux débuter sous le contrôle d'une personne qualifiée.
- Prothésiste ongulaireStatut à préciserAucun texte n'impose clairement un diplôme pour poser des ongles : le ministère a écarté en 2017 la prothésie seule du champ des soins esthétiques, en réservant le cas d'une manucure associée. Il n'existe pas de titre RNCP actif ; un CQP et près de vingt certifications RS existent. Avec le CAP esthétique, tu exerces sans ambiguïté.
- Technicienne cils et regardStatut à préciserLes textes ne disent pas clairement si l'extension et le rehaussement de cils sont des soins esthétiques réservés à une personne qualifiée. Aucune réponse ministérielle ne vise les cils. Des certifications du répertoire spécifique existent, aucune au RNCP. Le CAP esthétique écarte le doute ; sans lui, interroge ta chambre de métiers avant de t'installer.
- Maquilleuse professionnelleStatut à préciserAucun texte ne dit clairement si le maquillage non permanent est un soin esthétique réservé. Cinq titres RNCP de maquilleur, de niveau 4, sont actifs, délivrés par des écoles, et le CAP esthétique inclut le maquillage. Pour maquiller en institut ou à domicile en toute sécurité juridique, le CAP reste la voie la plus sûre.
- Dermopigmentation et maquillage permanentFormation hygiène obligatoirePour le maquillage permanent et le microblading, la loi impose une formation hygiène et salubrité d'au moins 21 heures sur trois jours, dispensée par un organisme habilité par l'ARS, puis une déclaration à l'ARS. Aucun diplôme d'esthétique n'est exigé par ce texte. Les formations techniques, souvent certifiées au répertoire spécifique, ne remplacent pas cette formation hygiène.
- Socio-esthéticienneDiplôme exigé pour ouvrir un salonLa socio-esthéticienne est d'abord esthéticienne : les certifications de socio-esthétique exigent au minimum le CAP esthétique. Le titre RNCP de socio-esthéticien, de niveau 4, demande aussi un an d'expérience et compte au moins 595 heures, dont 105 heures de pratique en structures sanitaires et médico-sociales. Une certification du répertoire spécifique existe aussi.